Jeudi 8 avril 2010
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L'herbe pousse, pousse, et déjà quelques vaches paissent dans l'herbage en face de la maison.
D'ici quelques jours, toutes les vaches seront emmenées dans leurs herbages respectifs... de belles galopades en perspective, tant l'air et la belle herbe les rendent surexcitées !
Après quatre mois d'hivernage, la lumière leur fait un bien fou, et les veaux prennent très vite leurs aises, et commencent à compléter le lait de leur mère par l'herbe qu'ils découvrent.
Les mères perdent leur poil épais d'hiver et retrouveront en quelques jours un beau poil luisant. C'est parti pour 8 mois au grand air !
Surveillez vos mails, de belles photos seront réalisées !
Par Mathilde
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Jeudi 31 décembre 2009
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Nous sommes heureux de vous souhaiter tous nos voeux de bonheur et de bonne santé pour cette nouvelle année. Qu'elle vous apporte de joyeux et
doux moments à partager avec ceux que vous aimez !
Par Mathilde
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Mardi 15 septembre 2009
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22:25
Polyculture-élevage ? Sous cette dénomination barbare, se cache ce qui fait la richesse de notre région du Pays de Caux : la complémentarité entre les productions végétales et les productions
animales.
Qu'apportent les animaux aux cultures ? Le fumier, produit en hiver par la présence des vaches en bâtiment, est sorti régulièrement et misen tas en plaine. Ce fumier est très riche en matières
organiques, et en azote, fertilisants essentiels des sols.
Et qu'apportent les cultures aux animaux ? Les surfaces cultivées en blé sur notre exploitation permettent de produire pas moins de 1500 boules de paille, chacune pesant un peu plus
de 200 kg. Cette paille est de toute première importance, non seulement pour être utilisée comme litière (les animaux sont paillés tous les jours, afin de limiter la prolifération
bactérienne) mais aussi comme aliment pour les vaches en fin de gestation.
Par ailleurs, les betteraves sucrières cultivées sont acheminées sur l'usine de Fontaine le Dun, où elles fourniront du sucre pour l'alimentation humaine, mais aussi des pulpes de betteraves,
utilisées en complément alimentaire pour les vaches.
Par Mathilde
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Vendredi 12 juin 2009
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11:12
Nous sommes éleveurs, mais aussi liniculteurs.... et nous sommes très heureux de vous faire partager l'apparition des premières fleurs !
Par Mathilde
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Mardi 14 avril 2009
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21:48
L'élevage français compte un peu plus de 4 millions de vaches.
C'est toujours en vaches que l'on dénombrera le troupeau d'un éleveur, car ce sont elles qui sont présentes le plus longtemps, constituant la base, la souche à partir de laquelle le travail de
sélection de l'éleveur consistera à trier le meilleures femelles nées de ses vaches, pour assurer le renouvellement de son troupeau....
Ainsi, sous l'appellation générique de "viande de boeuf", ce sont de nombreuses catégories d'animaux que l'on peut trouver, dont les qualités de goût et de tendreté peuvent être très
différentes.
Parmi les femelles d'un troupeau, nous trouvons :
- les vaches : elles sont appelées ainsi à partir du moment où elles ont vêlé pour la première fois, le plus souvent à 3 ans pour une race à viande, à partir de 2 ans pour
une race laitière. Nos plus jeunes vaches ont donc 3 ans, et ce sont ces vaches-là dont la viande est reconnue comme étant la plus goûteuse, et celle que nous choisissons pour notre vente
directe de viande.
- les génisses : ce sont les femelles qui n'ont pas encore vêlé ; elles peuvent être très jeunes (veaux sous la mère, appelées aussi "laitonnes" ou broutardes"), ou plus âgées
quand elles sont gestantes, avant leur vêlage. La viande de génisses de race Charolaise de 2 à 3 ans est aussi très goûteuse, à égale réputation avec la jeune vache de 3 ans.
Les mâles quant à eux, peuvent être :
- des taureaux : ce sont les reproducteurs du toupeau ; par an, ils pourront, dans notre élevage, revendiquer la paternité de 25 veaux environ. La valeur bouchère de
leur viande à leur réforme est loin d'être élevée : c'est une viande assez dure, sans valorisation aisée.
- des taurillons : ce sont des mâles élevés de telle façon qu'ils puissent être abattus avant l'âge de 2 ans ; ils bénéficient ainsi d'une alimentation telle qu'elle
permette des croissances rapides, mais souvent au détriment des qualités de goût et de tendreté de la viande, surtout en race laitière. Bien plus, ce sont surtout des morceaux de viande à
cuisson lente (à bouillir) que l'on trouvera dans ces animaux. C'est cette viande qui se trouve souvent dans les rayons boucherie des grandes surfaces.
- des boeufs : à la différence des taurillons, ces mâles castrés ne sont plus sous la dépendance des hormones mâles (testostérone). Leur croissance, plus lente, assure une
meilleure répartition des masses musculaires, au profit des morceaux nobles. Les boeufs sont élevés jusqu'à l'âge de 2 ou 3 ans. C'est une production qui existe surtout en race
laitière, car elle permet de revaloriser la qualité d'une viande plus médiocre qu'en race à viande bouchère.
- des veaux : ils sont appelés broutards en race à viande car ils sont élevés sous leur mère, jusqu'à leur sevrage vers 8 mois (d'où le terme de race allaitante).
Ainsi, il est très important de se renseigner quant à l'origine de la viande qui est consommée. La diversité des morceaux issus de toutes ces catégories peut être source de nombreuses déceptions
par méconnaissance de la nature de l'animal dont la pièce de viande bovine achetée est issue.