Mardi 14 avril 2009
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L'élevage français compte un peu plus de 4 millions de vaches.
C'est toujours en vaches que l'on dénombrera le troupeau d'un éleveur, car ce sont elles qui sont présentes le plus longtemps, constituant la base, la souche à partir de laquelle le travail de
sélection de l'éleveur consistera à trier le meilleures femelles nées de ses vaches, pour assurer le renouvellement de son troupeau....
Ainsi, sous l'appellation générique de "viande de boeuf", ce sont de nombreuses catégories d'animaux que l'on peut trouver, dont les qualités de goût et de tendreté peuvent être très
différentes.
Parmi les femelles d'un troupeau, nous trouvons :
- les vaches : elles sont appelées ainsi à partir du moment où elles ont vêlé pour la première fois, le plus souvent à 3 ans pour une race à viande, à partir de 2 ans pour
une race laitière. Nos plus jeunes vaches ont donc 3 ans, et ce sont ces vaches-là dont la viande est reconnue comme étant la plus goûteuse, et celle que nous choisissons pour notre vente
directe de viande.
- les génisses : ce sont les femelles qui n'ont pas encore vêlé ; elles peuvent être très jeunes (veaux sous la mère, appelées aussi "laitonnes" ou broutardes"), ou plus âgées
quand elles sont gestantes, avant leur vêlage. La viande de génisses de race Charolaise de 2 à 3 ans est aussi très goûteuse, à égale réputation avec la jeune vache de 3 ans.
Les mâles quant à eux, peuvent être :
- des taureaux : ce sont les reproducteurs du toupeau ; par an, ils pourront, dans notre élevage, revendiquer la paternité de 25 veaux environ. La valeur bouchère de
leur viande à leur réforme est loin d'être élevée : c'est une viande assez dure, sans valorisation aisée.
- des taurillons : ce sont des mâles élevés de telle façon qu'ils puissent être abattus avant l'âge de 2 ans ; ils bénéficient ainsi d'une alimentation telle qu'elle
permette des croissances rapides, mais souvent au détriment des qualités de goût et de tendreté de la viande, surtout en race laitière. Bien plus, ce sont surtout des morceaux de viande à
cuisson lente (à bouillir) que l'on trouvera dans ces animaux. C'est cette viande qui se trouve souvent dans les rayons boucherie des grandes surfaces.
- des boeufs : à la différence des taurillons, ces mâles castrés ne sont plus sous la dépendance des hormones mâles (testostérone). Leur croissance, plus lente, assure une
meilleure répartition des masses musculaires, au profit des morceaux nobles. Les boeufs sont élevés jusqu'à l'âge de 2 ou 3 ans. C'est une production qui existe surtout en race
laitière, car elle permet de revaloriser la qualité d'une viande plus médiocre qu'en race à viande bouchère.
- des veaux : ils sont appelés broutards en race à viande car ils sont élevés sous leur mère, jusqu'à leur sevrage vers 8 mois (d'où le terme de race allaitante).
Ainsi, il est très important de se renseigner quant à l'origine de la viande qui est consommée. La diversité des morceaux issus de toutes ces catégories peut être source de nombreuses déceptions
par méconnaissance de la nature de l'animal dont la pièce de viande bovine achetée est issue.
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Jeudi 9 avril 2009
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La viande bovine est une excellente source d'éléments essentiels à apporter à l'organisme.
En effet, elle est une excellente source de protéines de grande qualité. Les protéines sont les constituants indispensables des muscles. La viande bovine renferme en
effet 22 acides aminés (les protéines sont composées d'acides aminés assemblés en chaînes), dont 8 dits "essentiels", que l'organisme ne sait pas fabriquer. 100 g de viande garantissent 35 à
45% des apports quotidiens d'un homme de 70 kg et 40 à 50% de ceux d'une femme de 60 kg.
La viande bovine apporte aussi un taux record de fer (3 mg/100g). Ce fer, dit héminique, est 4 à 5 fois mieux assimilé par l'organisme que le fer présent dans la plupart des autres
aliments. Il est aidé en cela par la présence de vitamine B12 qui entre dans son métablisme.
Ce fer est essentiel à la croissance et à l'équilibre physiologique : en entrant dans la constitution de l'hémoglobine des globules rouges, il transporte l'oxygène aux organes du
corps. Les besoins physiologiques en fer sont particulièrement élevés chez les enfants, les adolescents, et les femmes.
La viande bovine fournit également une grande quantité de zinc, elle aussi facilement assimilable. Présent pourtant en très faible quantité dans l'organisme (2.5 mg), le zinc est un oligoélément
qui joue un rôle capital, en particulier dans l'immunité et la croissance. Les apports conseillés sont de l'ordre de 15 mg par jour chez l'adulte ; la viande bovine en apporte de 3 à 11 mg pour
100 g.
Il a souvent été entendu que la viande bovine était source de cholestérol, en raison de la présence d'acides gras saturés. Or, il a été montré que les systèmes de production privilégiant le
recours à l'herbe avaient un effet très positif sur la proportion d'acides gras insaturés au détriment des acides gras saturés.... Raison de plus de privilégier notre viande garantie
sans recours à l'ensilage de maïs !
Par ailleurs, les muscles des animaux de race Charolaise n'excèdent pas dans leur très grande majorité les 5% de lipides. Un steak grillé sans apport de matière grasse apporte 2.6 g de
lipides pour 100 g !
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Lundi 23 mars 2009
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Pour apprendre à repérer les caractéristiques des races dans les espèces bovines, ovines, et caprines, ce
jeu de reconnaissance amusera les
petits et les grands !
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Lundi 23 mars 2009
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La race bovine Charolaise est la première race bovine allaitante française. Elle est implantée dans toutes les régions françaises, avec cependant une grande zone traditionnelle d'élevage, le
nord-est du Massif Central.
Sur les 4 millions de vaches allaitantes que compte la France, la race Charolaise en compte 1.6 millions, soit près de la moitié de l'effectif national.
Mais si, en France, la part de la viande produite par le troupeau allaitant en race pure est importante, ce n'est pas le cas dans le reste du monde. En effet, partout ailleurs, la viande est
produite à partir d'un troupeau de femelles de races laitières ou rustiques, souvent de petit format et accouplées avec un taureau de race à viande de grand format. Le Charolais a participé à la
création de races métisses nouvelles, en croisement avec des races locales, comme le Zébu. La race Charolaise s'est alors imposée dans près de 70 pays du monde, montrant une très
bonne facilité d'adaptation à tous les climats : Irlande, Mexique, Brésil, Afrique du Sud, Ukraine....
Excellente race de boucherie, la race Charolaise possède un très fort potentiel de croissance, et une capacité d'ingestion remarquable, qui lui permettent de valoriser au mieux les
pâturages.
Animaux de très bonne conformation, ils produisent des carcasses lourdes (400 kg en moyen pour une vache de réforme) avec une viande maigre légèrement persillée recherchée par les bouchers
pour son absence de graisse de couverture.
Sur le plan des qualités d'élevage, la race Charolaise se distingue par un taux assez élevé de naissances gémellaires (4%), et par une bonne production laitière destinée entièrement au veau.
Après plus de 20 ans de sélection sur les aptitudes maternelles, les difficultés de naissance ont largement diminué (92% de vêlages faciles, pour un poids moyen à la naissance de 48 kg).
En croisement, l'utilisation de taureaux charolais sur des femelles de races rustiques (Salers, Aubrac...) ou laitières (Prim'Holstein, Normande...), apporte une amélioration spectaculaire de la
vitesse de croissance, et de la conformation des carcasses.
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Lundi 16 mars 2009
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Nombreuses sont les hypothèses quant à l'origine de la race charolaise.
Certains pensent qu'elle serait issue d'un bétail ramené des croisades par les seigneurs de Damas, grande famille noble du sud de la Bourgogne. Pour d'autres, tel Sanson, zootechnicen français du
XIXème siècle, cette race aurait pour origine la race jurassique, dont le berceau s'étendait au sud des monts du Jura (des ancêtres auraient été retrouvés dans des gisements préhistoriques
suisses). Elle se serait alors déplacée vers l'ouest, en Bourgogne, et en particulier la vallée de l'Arconce, qui traverse les régions Charollaise et Brionnaise.
Nous sommes au XVIIIème siècle. Les pénuries de viande dans les grandes villes, et la grande famine des années 1709-1711 vont être favorables aux régions du Comté de Charolles qui
se spécialisent dans l'élevage : les prairies se développent au détriment de la forêt et des cultures. Les boeufs, une fois engraissés, sont vendus aux boucheries de Lyon et de Paris. Le premier
voyage à Paris a lieu en 1747 avec Emilien Mathieu, qui relève ce défi et effectue un voyage en 17 jours !
Ainsi, la race va se développer un peu plus vers le Nord, dans la région de Nevers. Des éleveurs y prennent en location des fermes. Sur les registres paroissiaux, ils sont mentionnés comme
"marchands" : sans doute devaient-ils acheter des boeufs dans le Charollais pour aller les vendre à Paris sur le marché de Poissy, le Nivernais faisant office d'étape.
Entre 1800 et 1850, le Charolais remplace progressivement le bétail existant, et se répand dans l'ensemble des départements du Centre. Bien plus, la race se développe vers des zones de grandes
cultures. En effet, ces animaux sont non seulement reconnus pour leur viande, mais aussi pour leurs aptitudes de travail : ce sont des animaux solides et robustes, employés comme animaux de
trait.
Avec les progrès zootechniques et agronomiques, la race gagne en conformation et en poids. Pour gagner en précocité et réduire l'âge à l'abattage, des croisements sont réalisés avec une
race anglaise, la race Durham. Des éleveurs puristes, de la zone de Charolles, mettront rapidement un terme à cette pratique.
Néanmoins, l'utilisation de la race Charolaise comme race viande-travail durant toute cette péride, permet d'orienter la sélection vers un type d'animal musclé, de grand format, n'ayant pas
tendance à déposer trop de gras.
Ces caractères sont de vrais atouts pour l'orientation que la race prend à partir de 1920, de devenir exclusivement bouchère.
Dès lors, les éleveurs étrangers commencent à s'intéresser à cette race bouchère valorisant si bien des zones herbagères. Dès 1906, des reproducteurs charolais sont exposés à Milan. En 1910,
d'autres sont exposés lors de l'exposition internationale de Buenos-Aires. L'entre deux-guerres, et la crise mondiale, sont un frein aux exportations. Elles ne reprennent qu'à partir des
années 1955-1960 : vers l'Espagne, le Portugal, l'Angleterre, l'Amérique du Sud et l'Amérique du Nord.
Pour en savoir plus : www.charolaise.fr
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